Panneau Bourg-en-Bresse


Bourg-en-Bresse & la Bresse 

Les origines de Bourg-en-Bresse remontent au Néolithique, lorsque les premiers occupants s’installent au confluent de deux cours d’eau : la Reyssouze et le Cône. Ce seront toutefois les invasions celtes qui feront entrer le site dans l’histoire.

Plus tard, les Romains fortifient l’endroit, qu’ils nomment « Burgus », car ils en soupçonnent l’importance stratégique aux portes de la capitale des Trois Gaules, « Lugdunum » (Lyon). Au Xe s., les sires de Bâgé, suzerains de Bresse, y construisent un logis seigneurial qui devient l’une des demeures des comtes de Savoie, par le mariage de Sibylle de Bâgé avec le comte Amédée V en 1272.

À une demi lieue de là, un village de paysans et de potiers se développe à la période celte, en un endroit connu de nos jours sous le nom de Brou. Plus tard, les Romains y édifient un temple. Au début du Xe s., l’évêque de Mâcon, Gérard, s’y installe en ermite, sanctifiant ainsi la place qui voit alors se dresser les premières églises. Ainsi, vie civile et vie religieuse se retrouvent bien distinctes dans l’ancienne Bourg-en-Bresse. Brou est actuellement un quartier réputé pour son monastère, édifié au XVIe s. par Marguerite d’Autriche, veuve de Philibert II de Savoie.

Ville carrefour et ville frontière, Bourg-en-Bresse renforce ses fortifications par la construction d’une citadelle au XVIe s., et accroît sa notoriété grâce au commerce et à la qualité de  son artisanat (cuir et toiles). On frappe monnaie, on rend la justice et les constructions se  multiplient : couvents, église Notre-Dame, maisons de riches commerçants.

En 1601, le traité de Lyon entre Henri IV et Charles-Emmanuel de Savoie rattache la Bresse  au royaume de France.

L’expansion continue au XVIIIe s. et avec la Révolution Industrielle au XIXe s., la ville se pare de  riches hôtels particuliers, d’un bel hôtel-Dieu, de la Préfecture et d’une Caisse d’Épargne ; le  chemin de fer fait son apparition en 1856. Le XXe s. voit la poursuite du développement économique de la ville qui s’appuie sur des savoir-faire reconnus dans l’industrie, l’agro-alimentaire mais également dans les services.

On dénombre environ 41 000 Burgiens à l’heure actuelle, au cœur d’une agglomération d’environ 130 000 habitants et 74 communes

bastion-Quartiers anciens _credit SergeFonchin

Vue sur l'église de Notre-Dame à Bourg-en-BresseMaison Hugon à Bourg-en-Bresse Vue d'une montgolfière sur l'hôtel-Dieu de Bourg-en-Bresse

 


Le Revermont

Cette dénomination apparaît pour la première fois en 974, dans une donation. Ces montagnes, Sud du massif du Jura, étaient au Moyen Âge la limite orientale d’un vaste territoire appartenant à la famille de Coligny (Manche des Coligny). En 1283, Le comte de Bourgogne, Robert II, s’empare de cette terre, du village de Treffort et se rend à Bourg-en-Bresse. Deux ans plus tard, le comte Othon IV de Bourgogne en abandonne la suzeraineté au duc Robert II de Bourgogne. Le 16 août 1285, le Dauphin de Viennois reconnaît la suzeraineté du duc de Bourgogne sur le Revermont, mais en 1289, celui-ci vend le Revermont au comte de Savoie Amédée V, contre 16 000 livres en argent et 800 livres en terres. Le duc ne conserve que la partie nord des terres.

Plusieurs villages témoignent aujourd’hui de ce riche passé médiéval à travers leur architecture à l’instar de Treffort, Jasseron ou Meillonnas.

Plus tard, le Revermont fut une terre de vignobles : de nombreuses maisons vigneronnes taillées dans la pierre de la région sont encore à admirer au fil de balades et visites comme témoins de cette page d’histoire.


En savoir plus…

  • Des visites guidées de la ville et des villages alentours sont régulièrement proposées ; vous trouverez les dates dans notre agenda.
  • Des visites guidées peuvent être programmées toute l’année pour les groupes en français, anglais, italien et allemand à la demande. Des visites spécifiques sont organisées pour les scolaires.
  • Pour une découverte en liberté, un guide de visite libre est disponible à l’accueil de l’Office de tourisme et en libre téléchargement sur ce site.

Zoom sur… les fermes bressanes

Les fermes bressanes sont construites avec pans de bois renforcés de torchis. On les reconnaît à leur gabarit allongé, orienté nord-sud, agrémenté d’un large auvent côté soleil couchant. La singularité suprême reste la présence de ces mystérieuses cheminées sarrasines que l’on peut encore voir sur une trentaine de fermes. Plusieurs fermes-musées avec cheminée sarrasine se visitent pour mieux comprendre cette architecture en parfaite osmose avec le terroir.